{TAG} Sunshine Blogger Award, ou l’histoire d’un blogueur qui découvre les TAG

Bonjour à tous !

Je cède à la curiosité. Alterran, du blog l’Espace d’un temps m’a nominé à un TAG (je le questionnais, en tant que n00b, sur le machin).

J’ai ouïe dire que les premières fois sont parfois douloureuses : j’espère qu’il s’agira, ici, de l’exception à la règle.

Les règles, si je comprends bien, sont les suivantes :

  • Insérer le logo Sunshine Blogger Award ;
  • Renvoyer vers le blog de la personne nous ayant nominé ;
  • Répondre à des questions ;
  • Nommer, à son tour, onze blogueurs ;
  • Leur préparer onze questions.

Bon, je vous mets le logo, je réponds aux questions, mais je ne veux pas embêter qui que ce soit avec ce petit délire : tout au plus vais-je indiquer quelques questions me rendant curieux sur l’activité et la façon de faire des autres blogueurs.

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C’est parti !

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Au-delà du Gouffre, de Peter Watts : libre-arbitre, évolution et Hard-SF

Bonjour à tous !

Si vous me suivez régulièrement, vous savez certainement que j’aime Peter Watts. C’est un auteur dont j’apprécie les textes, et qui ne bénéficie pas (à mon sens) de la célébrité auquel il devrait avoir droit parmi les amoureux de la SF. La faute incombe, je dois l’admettre, à l’auteur lui-même : parfois abscons, il peut en rebuter plus d’un.

Mais le lecteur curieux, désireux de concilier son envie de découvrir un chouette auteur avec sa peur d’avoir une grosse migraine, pourra tirer un grand bénéfice du présent recueil de nouvelles. En effet,  Au-delà du Gouffre est un recueil de 16 nouvelles, écrites entre 1990 et 2014 par Peter Watts, éditée par les éditions Le Bélial’ (des gens de bon goût), qui vous propose seize histoires qui vont respecter votre intelligence tout en vous faisant voyager sans vous noyer de termes techniques et de jargon hermétique.

Avant d’entrer dans le vif de cet article, je tiens à ouvrir deux parenthèses.

La première est de rappeler un peu le parcours de Peter Watts : c’est un biologiste marin, docteur en zoologie et en écologie marine de l’université de Vancouver (il est canadien, et a semble-t-il rencontré des petits soucis avec les autorités américaines, comme me l’a appris la postface). On est donc sur un écrivain ayant une solide formation scientifique, formation scientifique qu’il met au service de ses histoires.

La seconde est de venir saluer la sublime couverture du recueil. C’est beau. J’adore. Je vous la met ci-dessous, voir si nous partageons les mêmes goûts esthétiques :

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On dit : merci Manchu ! Et merci à la personne des éditions le Bélial’ en charge des choix de couverture : je suis conquis !

A peine ouvertes, je referme ces parenthèses pour passer à la présentation de chaque nouvelle, réparties en cinq parties.

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Palimpseste de Charles Stross : bureaucratie, fin des temps et émerveillement.

Bonjour à tous !

Me voici de retour en ce mois de Juin, et je vous propose aujourd’hui de découvrir une novella passionnante de notre ami Charles Stross.

Un point rapide sur l’auteur, avant de plonger dans le vif du sujet : Charles Stross est un auteur britannique, né en 1964 et ayant entamé une carrière dans le domaine de l’informatique avant de plonger, véritablement, au tournant des années 2000, dans l’écriture.

Il s’agit d’une des principales figures de la hard-SF, et un représentant digne de la SF britannique. Mais, attention ! Ses oeuvres sont bien loin de se limiter à la seule hard-SF, et vous pourrez le voir s’aventurer dans l’horreur lovecraftienne cosmique ou les paradoxes temporels.

Je vous invite à consulter cet article de l’Epaule d’Orion si vous voulez plus d’informations sur le bonhomme (j’y ai notamment appris qu’il avait inventé les Slaads, les Githzerai et les Githyankis ! Je parle sans doute chinois pour la plupart d’entre vous, mais quiconque a eu une adolescence (ou plus) bercée par le Jeu de Rôles saura reconnaître, je pense, ce dont je parle).

Passons à l’oeuvre en elle-même :

On est sur de la novella, 150 pages à peine. Publication originale en 2009 ; prix Hugo en 2010 ; publiée, en France, en 2011 (oui, bon, c’est une actualité culturelle toute relative). C’est, à ma connaissance, un one-shot, qui n’a pas donné lieu à la moindre suite. Soyons honnêtes : il n’est pas bien noté. 3/5 sur Amazon, 2,8/5 sur Babelio, 6,1/10 sur SenCritique. Clairement, ce livre n’a pas soulevé l’enthousiasme des foules.

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Pourtant, moi, j’ai bien aimé ce livre. Je n’aime pas donner une note à mon ressenti, je trouve l’exercice périlleux. Mais, très clairement, je trouve qu’il mérite plus qu’un 6/10. Un 7,5/10 ne m’aurait pas paru usurpé, par exemple (ce n’est pas un chef d’oeuvre, mais ça reste un ouvrage de bonne facture).

Mais arrêtons de mettre la charrue avant les boeufs, et passons à la critique proprement dite (en quatre points, le troisième va vous étonner !… Je plaisante. Bref.).  Lire la suite

Je suis de retour ! Petit planning pour le mois de Juin

Bonjour à tous,

Je vous propose, en ce premier lundi du mois de juin, de faire rapidement le point sur l’actualité et la vie du blog.

Ceux qui me suivent relativement régulièrement auront indubitablement relevé un rythme plus que ralenti au mois de mai : je ne peux vous cacher que ma vie professionnelle me laisse relativement peu de temps (voire d’énergie) pour le blog. Sans compter que je suis parti en vacances fin mai (au Japon, je joue la transparence).

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Le Japon, entre tradition et modernité.

Ceci expliquant cela, vous n’aurez eu droit qu’à un unique article en mai dernier : celui relatif à la Colonisation de Vénus. Aucun article sur la SF, la Fantasy et autres actualités culturelles. J’en suis le premier désolé, croyez-le bien.

Mais, et c’est là l’objet du présent article, je compte me rattraper en ce beau mois de Juin, avec, au programme de l’actualité culturelle :

  • Palimpseste, de Charles Stross ;
  • Au-delà du gouffre, de Peter Watts (en cours de lecture) ;
  • Starfish, de Peter Watts ;
  • La Forêt Sombre, de Liu Cixin.

Sur le plan plus spéculatif, je compte écrire un article sur les Rovers du Futur et un article sur le worldbuilding (j’hésite entre la création d’un système planétaire ou d’aliens : la rigueur m’impose le premier, mon envie le second sujet).

Niveau lecture, voilà le programme (outre le livre de Peter Watts, déjà évoqué plus haut) :

  • Desolation Road, de Ian McDonald ;
  • Dosadi, de Franck Herbert ;
  • Dans la Toile du Temps, d’Adrian Tchaïkosvky ;
  • La Cinquième Saison, de N.K Jemisin ;
  • Le Prisme Noir, de Brent Weeks.

Pour le mois de Juillet, voici les articles programmés à ce stade :

  • L’Homme des Jeux, de Ian M. Banks ;
  • Câblé Plus, de Walter Jon Williams ;
  • Dédales Virtuels, de Jean-Jacques Girardot (merci par avance à la librairie Scylla pour ce conseil) ;
  • Eclipse Phase, un jeu de rôle que j’ai découvert grâce à une certaine patate.

J’avoue que j’hésite, au vu de l’état catastrophique de ma PAL, à acheter l’Empire du Léopard d’Emmanuel Chastellière.

A très vite, en tout cas, et encore une fois merci pour votre fidélité (et votre curiosité).

Tchuss !

Un Curieux.

 

 

 

Le Sultan des Nuages, de Geoffrey A. Landis : un livre sympathique mais léger.

Bonjour à tous !

Je vous propose de découvrir cette novella publiée par les éditions Le Bélial’ dans la collection Une Heure-Lumière.

Cette novella a été écrite par Geoffrey Alan Landis, auteur aimant le format court et qui connaît, ma foi, son petit succès : prix Hugo pour sa novella Elemental en 1985, prix Nebula en 1989 pour sa nouvelle Ripples in the Dirac Sea« , un prix Hugo en 1992 pour sa nouvelle « A Walk in the Sun« , un prix Locus en passant pour son roman Mars Crossing, encore un autre prix Hugo en 2003 pour la nouvelle « Falling Onto Mars« , en 2010 il a complété son palmarès d’un prix Sturgeon pour la présente novella : le Sultan des Nuages.

Je vais y ajouter deux prix Rhysling, en 2000 et 2009, prix qui vient récompenser… des poèmes de SF, fantasy ou d’horreur ! Venant d’un ingénieur de la NASA (!), on ne peut que conclure que Geoffrey A. Landis est un bonhomme bourré de talents.

On m’a vendu quelque chose mélangeant parfaitement hard-SF et une intrigue réussie, avec un sense of wonder au rendez-vous.

Le contrat est-il rempli? Vais-je me joindre au concert des louanges?
Je crains que non.

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Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski : ma critique en retard (d’une guerre)

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je suis heureux.

Je suis heureux de pouvoir vous présenter un auteur que j’ai découvert récemment. Oh, bien sûr, je ne suis pas le premier à le découvrir : les critiques sur le livre qui va nous occuper aujourd’hui sont nombreuses, circonstanciées, avec des avis bien tranchés. Et pour cause : ce roman ne va pas vous laisser indifférent.

Ce roman, c’est Gagner la Guerre. L’auteur, c’est Jean-Philippe Jaworski. Jean-Philippe Jaworski, c’est qui? C’est un gars né en 1969, un rôliste (donc un homme bien) qui a commis deux jeux de rôle : Tiers Age et Te Deum pour un massacre.

Notre auteur de jeu de rôle, un jour, s’est essayé au roman. Gagner la Guerre, c’est son petit premier (bien qu’il me faille souligner que notre excellent auteur français a déjà pu voir ses nouvelles publiées, pas besoin de chercher bien longtemps pour les trouver !).

Peut-être que certains d’entre vous s’interrogent : mais enfin, quelle importance de savoir qu’il a pu publier un ou deux jeux de rôle? Quel rapport avec la choucroute?

Hé bien, il y en a un, de rapport ! En effet, je crois me souvenir qu’à l’occasion d’une interview auprès de Casus Belli, un magazine de jeu de rôles, notre ami Jaworski a révélé que son travail sur le Vieux Royaume découlait du commentaire peu amène d’un forumeur sur le jeu de rôle Dungeons and Dragons : ce dernier concluait sur le fait que la Fantasy et les jeux de rôles en relevant étaient condamnés à un manichéisme médiocre, indignes d’intéressés quiconque ayant dépassé la maturité intellectuelle d’un adolescent.

Cela a dû agacer Jean-Philippe Jaworski, visiblement : l’univers de Gagner la Guerre est un contre-argument gigantesque, un démenti colossal, une réponse de plusieurs centaines de pages !

Mais entrons dans le vif du sujet, je vous ai fait assez languir : ce pavé de près de 700 pages commence avec les malheurs de Don Gesufal Benvenuto, assassin de la guilde des Chuchoteurs détachés près du Podestat Leonide Ducatore. Une grande bataille vient d’avoir lieu entre la République de Ciudalia, patrie du protagoniste, et Ressine. La bataille a tourné en faveur de la République grâce au courage et à l’audace d’un jeune noble : le patrice Bucefale Mastiggia. Le héros du jour est alors chargé d’informer Ciudalia de la glorieuse victoire : Don Benvenuto est de la partie (pour son plus grand plaisir : il a le mal de mer, et mettre fin à sa piteuse aventure navale au plus vite fait partie de ses priorités, on le comprend très vite).

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La colonisation de Mercure

Bonjour à tous !

Le catastrophisme est à la mode. J’en veux pour preuve les commentaires que j’ai pu lire, sur Facebook, sur mon article sur la terraformation : en substance, on y déplorait l’inanité du concept même de terraformation ou de conquête spatiale, l’Humanité (cette sale race) étant condamnée à succomber aux excès divers et variés (etc etc). Cela me surprend toujours un peu, tant l’idée de « polluer » Mars me paraît saugrenue (augmenter l’effet de serre ne serait peut-être pas une si mauvaise chose…).

Alors, cédons aux sirènes du catastrophisme pour les besoins de l’article : la biosphère s’effondre, le réchauffement climatique rend impossible la vie sur Terre. Il faut coloniser d’autres planètes. Comment faire cela?

A noter que, pour ceux que le catastrophisme ambiant ennuie, vous pouvez aussi lire cet article par curiosité.

Commençons par Mercure, point de départ de « l’intrigue » du regrettable roman 2312. Pourquoi commencer par Mercure? Parce que c’est la première planète du système solaire, en partant du soleil et que j’ai quelques lectures sur la Lune, sur Mars ou les habitats spatiaux avant de m’aventurer sur ces gros morceaux.

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Première photographie de Mercure, prise par la sonde Mariner 10 en 1974.

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La terraformation, qu’est-ce que c’est?

Bonjour à tous,

Voilà un concept dont vous avez déjà très certainement entendu parler et qui relève, de toute évidence, de la science-fiction ou des douces rêveries de scientifiques aimant à imaginer un avenir futuriste.

Mais, avec l’émergence du New Space, qu’illustre notamment la liste des missions d’exploration du système solaire, un doute peut nous saisir : la terraformation relève-t-elle encore de la science-fiction? Ou est-elle une étape possible de notre évolution technologique, quelque chose dont nous verrons les débuts de notre vivant, peut-être? Voire, soyons fous, non pas une étape possible mais une étape nécessaire pour l’Humanité?

Ces questions sont légitimes. Je vous propose dans cet article quelques éléments de réponse et de réflexion sur le sujet.

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2312, de Kim Stanley Robinson : déception, terraformation et transhumanisme.

Bonjour à tous !

J’ai décidé de tout vous dire dès le titre. Une stratégie originale, mais ma foi, autant annoncer directement la couleur. Voici un roman, sorti en français en septembre 2017 aux éditions Actes Sud, que j’attendais avec une immense impatience. Imaginez donc : voilà un livre de Kim Stanley Robinson, l’auteur des chefs-d’oeuvres Mars la Rouge, Mars la Verte, Mars la Bleue (oui, les titres ne sont pas très recherchés, mais le contenu ! Le contenu ! Quel réalisme, quel travail !). Un livre qui promet de s’inscrire dans la continuité de la fameuse trilogie martienne. Mieux que de s’inscrire dans la continuité : plutôt que de se borner à la colonisation et la terraformation de Mars, on va passer à la vitesse supérieure en étendant la chose à tout le système solaire !

Comment ne pas être impatient?

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Une chouette illustration pour un boulot d’édition de qualité. Merci Actes Sud.

De si grandes attentes, vous l’avez compris, ne peuvent que conduire qu’à une grande déception. Mais, malgré ma tristesse, je ne regrette pas d’avoir lu ce livre.

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