Suréquipée, de Grégoire Courtois : un roman coup de coeur !

« Lorsque la BlackJag a été mise en vente, il était évident qu’elle allait révolutionner le marché de l’automobile. Constitué uniquement de matériaux organiques, qui en font pour ainsi dire une voiture vivante, ce nouveau modèle a tout pour plaire. Le prototype qui a servi aux séances de démonstration devant la presse est aujourd’hui revenu en atelier : son propriétaire a disparu ; peut-être la BlackJag a-t-elle gardé en mémoire des éléments qui permettront de le retrouver. Ecoutons-la nous raconter son histoire.« 

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Suréquipée est un roman de Grégoire Courtois que j’ai découvert il y a de cela deux mois. Editée depuis avril 2017 par Folio (Collection Folio SF), j’ai dévoré ce livre relativement court (176 pages) en une journée à peine.

Pourquoi ai-je aimé? Pour deux grandes raisons : c’est relativement original ; c’est bien écrit et construit.

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Tolkien, un anarchiste sympa.

Pour ce petit billet du dimanche, je ne vous propose pas une fiche de lecture ou de recommandations sur tel jeu de rôle ou tel jeu vidéo. Je vais, à titre exceptionnel, revenir sur une oeuvre archi-connue, vous aurez deviné laquelle à la seule vue du titre : je veux bien entendu parler du Seigneur des Anneaux.

J’ai découvert ce livre en vacances, il y a de ça une vingtaine d’années. C’est instantanément devenu un compagnon de route. En tout, j’ai dû le lire une douzaine de fois. Je n’y voyais alors que le récit d’un voyage épique au travers d’un monde fabuleux, un récit somme toute manichéen, où vous aviez les forces du bien, les forces du mal, et un combat éternel pour l’avenir du monde.

En vieillissant, j’ai découvert, strate après strate, toute la profondeur de cette oeuvre. Et surtout, de son auteur, ce bon vieux J. R. R. Tolkien. Il fait sans doute partie des gens que beaucoup trouvent sympathiques sans jamais l’avoir rencontré, sans jamais l’avoir entendu, simplement en lisant une oeuvre de fiction fruit de son imagination fertile. Malgré mon ignorance quasiment absolue de sa vie, je ne peux m’empêcher de ressentir non seulement de la sympathie pour cet homme, mais également le sentiment que j’arrive à le comprendre dans une certaine mesure.

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Avouez qu’il a l’air sympathique.

J’en suis arrivé à la conviction que J. R. R. Tolkien était une sorte d’anarchiste conservateur aimant les choses simples comme boire un coup avec des amis au pub, fumer la pipe au coin du feu ou lire un bon livre dans le confort douillet de son chez-soi.

J’ai la conviction que le Seigneur des Anneaux est un récit de voyage et de défiance vis-à-vis d’une certaine modernité -indifférente, collectiviste, soumise à une autorité suprême-. Loin d’être une fuite dans l’imaginaire,  le monde des hommes n’a rien d’idyllique, il est pourri par l’ambition, la folie, la duplicité, les préjugés… , les nains et leur cupidité ne sont guère mieux lotis ; même les elfes, pourtant exempts de la plupart des défauts, sont -je pense-, critiqués pour leur passivité, leur détachement et leur incapacité à vivre l’instant. Il me paraît clair que Tolkien préférait, et de loin, les hobbits.

Et je pense pouvoir le démontrer uniquement en me fondant sur ce qu’il a pu écrire.

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Cérès et Vesta, de Greg Egan

Cérès et Vesta, en anglais The Four Thousand, the Eight Hundred est une novella de Greg Egan prenant place dans un futur où l’humanité a colonisé une partie de la ceinture d’astéroïde, notamment (1) Cérès et (4) Vesta.

C’est une novella publiée aux Editions Le Bélial’, dans la collection Une Heure-Lumière. L’objet de cette collection est annoncée sur le site de l’éditeur : des romans courts, pouvant être lus en une fois, qui feront voyager le lecteur aux confins de l’imaginaire grâce à une science-fiction visionnaire.

Avec ce petit roman (120 pages environ), le contrat est-il rempli?

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Malevil, de Robert Merle : les paysans et la fin du monde

Vous tirez le vin dans la cave de votre château avec quelques amis en discutant des futures élections à la mairie de Maléjac quand, tout à coup, le monde prend fin dans un torrent de flammes.

Voici, en peu de mots, le point de départ de Malevil. Et quel point de départ ! Il s’agit, à ma connaissance, d’un des rares, si ce n’est le seul, roman post-apocalyptique crédible se déroulant dans le Sud de la France.

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Malevil, de Robert Merle

Malevil est un ouvrage qui m’a vraiment pris, passionné, et c’est avec réticence que je me contraignais à le refermer tant je trépignais de connaître la suite. 

Je vais essayer de vous expliquer mon engouement sans spoiler.

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Nous autres, de Zamiatine : le livre qui a inspiré 1984 d’Orwell

Nous Autres est une oeuvre qui divise : linéaire, froide, la narration choisie par Zamiatine ne convient pas à tout le monde. Pourtant, je ne peux que recommander ce livre, qui me paraît être un incontournable pour tous ceux qui s’intéressent aux dystopies.

Zamiatine est né en 1884 dans la ville de Lebedian. Auteur flamboyant, avec beaucoup d’humour, critique des défauts de son temps, Zamiatine ne pouvait que déplorer la prise de pouvoir des bolchéviques, leur conformisme, leur sectarisme, leur collectivisme.

Publié dès 1920, Nous Autres ne peut pas être compris si on oublie le contexte dans lequel il a été écrit.  Description d’une société « parfaite » où l’État est tout et l’individu rien, où la vie privée est bannie, où les passions humaines, l’esprit d’initiative, la créativité sont sanctionnés, Nous Autres est une dystopie visionnaire, une critique lucide de ce que deviendra l’URSS.

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Nous autres, Zamiatine, éd. Gallimard

 

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Vision Aveugle, de Peter Watts : un livre qui vaut le coup d’oeil.

Vision Aveugle (Blindsight, en VO) a été publié il y a plus de dix ans maintenant.

De prime abord, il ne paie pas de mine.

Vous pouvez en juger par vous-même à la quatrième de couverture :

« La Terre a été prise  » en photo  » de l’espace. Les mystérieux visiteurs sont-ils sur cet artefact découvert dans notre système solaire ? Le vaisseau Thésée part en mission. A son bord, cinq membres d’équipage recrutés avec soin : une linguiste aux personnalités multiples, un biologiste qui s’interface aux machines, une militaire pacifiste et un observateur, Siri Keeton, capable de déchiffrer à la perfection le langage corporel de ses interlocuteurs. Leur commandant est lui aussi bien étrange : c’est un homo vampiris, autrement dit, un vampire aux facultés intellectuelles remarquables.

Pourtant, malgré leurs aptitudes exceptionnelles, rien ne peut les préparer à ce qu’ils vont découvrir lors de ce voyage terrifiant…  »

Il y a de quoi être sceptique. Une espèce de schizophrène, un câblé, un militaire pacifiste, un « observateur » et…un vampire.

Pourtant, je tiens à le dire d’emblée : il s’agit d’une excellente oeuvre de hard SF.

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