Bientôt la fin de la pénurie d’organes?

Bonjour à tous !

Le constat est sans appel : en France, en 2016, au total 22.617 patients étaient en attente d’un organe. Cette même année, 5.891 organes ont été greffés.

Aux Etats-Unis, il y aurait au 2 février 2018 115.035 personnes en attente d’une transplantation.

Autre constat : aux Etats-Unis, d’après le département américain de la santé, vous avez un écart grandissant entre le nombre de donneurs et le nombre de patients en attente d’une transplantation.

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Source : HRSA

Ces quelques faits permettent de saisir l’existence d’un besoin fort. Et, bien entendu, au vu des enjeux qui n’ont rien d’anodin -c’est, littéralement, une question de vie ou de mort-, des scientifiques partout dans le monde essaient d’apporter des solutions innovantes à ce problème fondamental.

Je vous propose de découvrir certaines des pistes envisagées, qui vont de l’organe artificiel en passant par la croissance d’organes (à l’aide de feuilles d’épinards !) ou à la création « d’hybrides » (le terme est impropre, j’y reviendrai) porcs-humains ou moutons-humains !

Curieux? C’est par ici.

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Terreur, de Dan Simmons : une lecture parfaite pour période de grand froid.

Bonjour à tous !

La vague de froid arrive. Des températures à -10 degrés celsius sont attendues. Les sorties sont éprouvantes. Le corps souffre. Les doigts sont gelés. Les lèvres, gercées. Les yeux pleurent. Il faut s’occuper l’esprit. Et quoi de mieux que Terreur, de Dan Simmons, pour relativiser l’inconfort subi?

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Ce roman a été écrit par Dan Simmons, auteur d’Ilium, Olympos, d’Hypérion et d’Endymion, de l’Echiquier du Mal. Un auteur de qualité, que j’apprécie grandement : et je ne suis, manifestement, pas le seul à aimer ses romans puisque chacun des livres que j’ai cité est un bestseller.
Mais, Terreur n’est pas de ceux-là : il est différent des autres livres de ce bon vieux Danny. Ce n’est pas du Space-Opéra, il n’y a rien de futuriste, et le livre est moins connu. Cela a suffi à titiller ma curiosité : je voulais découvrir cette facette-là de l’auteur -c’est cette même démarche qui m’a conduit à lire Roma Aeterna et le Livre des Crânes de Robert Silverberg, ou la Mort Blanche d’un certain Franck Herbert-.

Avant de passer à l’analyse de l’oeuvre, que j’essaierai de faire sans spoil intempestifs (ils sont inévitables, mais je ne vais rien dévoiler des éléments essentiels de l’intrigue, je vous rassure : je vais rester dans le flou pour laisser intacte la joie de découvrir cette oeuvre), je tiens à vous raconter les circonstances dans le cadre desquelles j’ai terminé de lire cet ouvrage.

En peu de mots : mon activité professionnelle me conduit à me déplacer un peu partout en France, en train notamment. J’avais bien entamé le livre, mais il m’en restait pas mal à lire ; nous étions le mardi 6 février 2018. J’arrive à Montparnasse, où je note quelques retards des trains en provenance de Bordeaux : qu’importe, pensais-je naïvement, ce n’est pas là où je me rends. Bien entendu, mon optimisme était mal placé : je suis parti avec plus d’une heure de retard.

Mais c’est au retour que j’ai eu l’immense joie de voir mes trains supprimés. Un départ, initialement prévu à 21h, fut ainsi reporté à 23 heures (la gare n’étant pas chauffée) ; mon train, théoriquement censé faire le trajet en un peu plus d’une heure, aura mis près de deux heures trente. Je suis rentré après une heure du matin. Dehors, la neige tombait sans discontinuer, et une petite brise bien vivifiante venait me fouetter le visage. Je vous épargne mes errances sur le Boulevard Montparnasse à deux heures du matin, ivre de fatigue, sous la neige qui tombait sans discontinuer.

En attendant, je continuais de lire le récit de ces hommes dépenaillés, hirsutes, livides, crasseux, hagards, luttant contre un froid pénétrant et omniprésent, une faim cruelle, une fatigue envahissante. Un récit de neige, de glace, de banquise et de désespoir. Un récit approprié à ma situation : cela permet de relativiser, je vous le confirme.

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F.A Biard, Magdalena Baynord de Spitzbergen, Musée du Louvre. Ou moi, errant sur le Boulevard Montparnasse.

Vous l’aurez compris, Terreur n’est pas un récit qui donne le sourire. C’est un récit qui décrit avec une précision diabolique l’enfer gelé et la longue agonie de ces matelots perdus au bout du monde. C’est aussi un récit où désespoir et combativité se conjuguent pour créer un souffle épique : un roman du genre de ceux qui vous saisissent et ne vous lâchent plus pendant des jours.

C’est un roman au confluent de plusieurs genres : le roman historique, l’horreur et le fantastique. Vous voulez en savoir plus? C’est par ici.

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LoveStar, d’Andri Snaer Magnason : rien n’arrête une idée

Bonjour à tous !

Imaginez un monde plus proche de la nature, un monde où l’homme, débarrassé des appareils électroniques, peut se connecter n’importe où, n’importe quand, avec n’importe qui.

Un monde où un génie, surnommé LoveStar, est consumé par ses idées, idées qui ont changé la face du monde.

Un monde où un couple vit un amour des plus mièvres dans la félicité la plus totale.

Un monde idyllique en somme? Pas vraiment.

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Ce premier roman d’Andri Snaer Magnason, un auteur islandais que je ne connais guère, m’a laissé une impression forte et durable. L’imagination y est grande, foisonnante, les idées nombreuses et originales. Ici, point de hard-SF : soyez prévenus. Ce n’est pas l’objet de ce livre. 

Son objet? Il ne se donne pas facilement. Une fable grinçante, un miroir déformé, une satire féroce : indubitablement. Mais encore? Une dystopie? Probablement. Mais une dystopie qui a de l’humour.

Une critique de la technologie moderne, alors? Je ne crois pas. Je vais m’en expliquer dans quelques paragraphes.

Alors, curieux d’en apprendre plus? C’est par ici.

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Le Worldbuilding : les lois de votre Univers – Introduction & Voyage supraluminique

Bonjour à tous !

Je vous propose dès aujourd’hui de découvrir la suite de mon article sur le Worldbuilding en explorant quelques questions relatives à la détermination des lois naturelles régissant votre Univers construit.

La détermination des lois naturelles de votre Univers construit est une étape absolument fondamentale… mais peut être parfaitement anecdotique.

En effet, si vous vous situez sur le terrain de la Science-Fiction, le seul élément vraiment important quant aux lois physiques concernera le voyage supraluminique. Dans l’écrasante majorité des cas, les autres lois de notre Univers resteront inchangées.

Il n’en reste pas moins que cette question doit être traitée : en ce cas, autant s’en occuper  convenablement.

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Les meilleurs jeux vidéos pour éveiller (ou maintenir) sa curiosité !

Bonjour à tous,

Je vous propose aujourd’hui de vous pencher quelques instants sur un jeu un peu facile, bien loin de la SFFF que j’affectionne tant : les jeux vidéos qui, à mon sens, permettent d’aiguiser et de préserver une curiosité intacte pour des domaines aussi variés que l’histoire ou la cosmologie !

En effet, il me paraît important d’avoir des loisirs complémentaires qui se nourrissent les uns des autres et permettent de créer un cycle vertueux de découvertes, de curiosités, d’approfondissements et de nouvelles découvertes !

Ces jeux, ce sont des jeux que je connais et auxquels j’ai pu jouer (ou auxquels je joue). N’hésitez pas à compléter cette liste avec vos conseils et expériences.

Petite précision : je ne suis pas sponsorisé par Paradoxe Interactive. Promis.

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Le Worldbuilding, qu’est-ce que c’est?

Bonjour à tous !

Comme promis dans mon article sur mes mes projets pour 2018, je vais commencer une nouvelle série sur le worldbuilding ! Certains, parmi ceux qui me suivent avec attention, pourraient s’interroger sur le point de savoir quand va arriver mon second article sur les missions d’exploration du système solaire ; ce à quoi je ne peux donner qu’une réponse : quand j’aurai fini.

Le worldbuilding, qu’est-ce que c’est?

C’est un mot anglais plutôt transparent qui évoque la construction de mondes. Ces mondes, bien entendu, sont nécessairement imaginaires. Tout auteur de fiction ayant déjà écrit de la SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) a déjà, même à son insu, fait du worldbuilding.

Le worldbuilding, c’est un processus créatif un peu particulier qui ne se confond pas avec la narration d’une histoire dans un monde imaginaire. Je vais vous fournir un exemple tout bête, pour vous aider à saisir la différence : quand vous écrivez, vous pouvez développer le monde en même temps que vous développez l’histoire et les personnages, ou alors vous pouvez d’abord créer le monde, puis y intégrer une histoire : le processus créatif n’est pas le même. Ce n’est que dans le second cas, vous êtes en présence de worldbuilding à proprement parler.

Dans ce tout premier article, je vous propose de nous interroger sur l’utilité du processus de worldbuilding, sur les méthodes envisageables à cette fin, sur les éléments à distinguer pour construire un monde (et qui sera, je l’annonce, mon programme pour la suite de la série).

Alors, prêts? C’est parti.

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Rick & Morty : la meilleure série comique du moment?

Bonjour à tous !

Voici mon premier article à dimension culturelle de cette année 2018. Et pour bien marquer le coup et commencer sous les meilleurs auspices, quoi de mieux que de vous parler d’une de mes séries favorites, l’inénarrable Rick & Morty?

Alors, Rick & Morty, qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une série d’animation américaine pour adultes diffusée depuis le 2 décembre 2013. Pour adultes? Point de fesses ou de sexe (enfin, ce n’est pas le sujet) mais beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humour noir. Est-ce vulgaire? Sincèrement, ça l’est un peu ; mais pas tant que ça, contrairement à ce qu’on pourrait s’imaginer en voyant les principaux protagonistes.

Vous allez suivre les aventures déjantées de Rick Sanchez, un scientifique génial (ou fou) au cynisme sans bornes, et de son petit-fils Morty, un peu bébête mais doté d’un bon fond. Le show gravite autour de ce binôme déjanté, mais aussi autour de la famille Sanchez où, outre le petit-fils, vous avez Jerry, le mari (et beau-fils de Rick), Beth, la fille de Rick, et Summer, la fille aînée du couple, petite-fille de Rick et grande-soeur de Morty.

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C’est, à mon avis, la meilleure série comique du moment, tout simplement. Je vous explique pourquoi il ne faut pas s’arrêter aux dessins (peut-être peu engageants) ni à l’épisode pilote (où les balbutiements de Rick, ses rots, et les hésitations langagières de Morty peuvent rebuter le néophyte) pour saisir tout l’intérêt de cette série exceptionnelle.

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Une petite liste des missions d’exploration du système solaire

Bonjour à tous, et encore une fois bonne année !

Vous avez aimé mon article sur le planning de l’exploration lunaire, planning à mettre en parallèle avec les articles postérieurs relatifs (par exemple) à l’intérêt d’un certain Donald J. Trump pour l’exploration de notre satellite naturel?

Hé bien, voici la suite ! Tout est dans le titre, encore une fois. Je vous propose de constater que nous vivons une époque passionnante et excitante, une nouvelle course à l’espace qui nous promet d’en apprendre beaucoup plus sur notre système solaire (voire sur la vie et son apparition !). A noter que je vais me borner aux missions financées à ce jour, ce qui peut exclure certains projets (y compris médiatiques, comme le projet de SpaceX de faire voyager des touristes autour de la Lune !).

Je ne vais pas non plus évoquer les satellites et télescopes spatiaux qui vont être mis en orbite en 2018 (désolé pour Tess, le télescope qui va remplacer Kepler et permettre de découvrir, on l’espère, de très nombreuses nouvelles exoplanètes).

Au vu du très grand nombre de missions programmées, il va me falloir diviser cet article en deux parties. La première partie concernera uniquement le Soleil et la Lune (avec plus d’une quinzaine de missions programmées ! Et j’en oublie certainement, tant l’intérêt semble renaître pour notre satellite naturel…).

J’essaierai de compléter cet article ultérieurement pour le garder autant que faire se peut à jour.

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Bilan de l’année 2017 – Mes projets pour 2018

Ou comment n’avoir aucune originalité pour les titres de billets

Bonjour à tous !

Alors voilà, nous arrivons paisiblement à la fin de l’année 2017. Une année importante pour ce blog puisqu’il s’agit de l’année de sa naissance, en juillet dernier pour être exact !

Il s’agit de mon premier blog. Ce fut l’occasion de découvrir la difficulté immense de produire des articles : faire les recherches est une chose aisée -je suis très profondément curieux et je n’écris que sur les sujets qui me passionnent, cela aide-, organiser ses pensées et les coucher par écrit de façon claire et compréhensible l’est bien moins que je ne le supposais.

Tenir un rythme précis s’est aussi avéré compliqué : mon activité professionnelle est parfois prenante (mon temps de travail doit osciller entre 45 heures et 50 heures par semaine, je pense), l’inspiration n’est pas toujours là au bon moment. Mais je tiens le cap : un article en milieu de semaine plutôt orienté « découverte/science », un article en fin de semaine davantage orienté « culture ».

Mais assez parlé difficultés : je veux revenir sur ces six mois d’existence et surtout vous exposer ce que j’ai planifié pour cette nouvelle année 2018 ! Ce que je veux conserver, ce que je veux améliorer, ce que je veux mettre en place !

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il me reste à faire une dernière chose importante : vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2018 !

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Le Paradoxe de Fermi – les Solutions 3

Cet article est l’ultime tentative de réponse à la question si la vie n’est pas rare, pourquoi n’avons-nous pas trouvé d’extra-terrestres?

Ici, pas d’humour ou de complot, ni de tentative d’explication sur la timidité des aliens.

15. La vie est récente, nous sommes les Premiers

Cette idée me paraît à la fois décevante et inspirante.

Décevante puisque cela implique, nécessairement, que nous n’aurons pas l’occasion dans un avenir proche d’avoir la moindre interaction sociale avec une entité extra-terrestre, de quelque sorte que ce soit. Nous n’aurons donc jamais droit à ce sentiment d’immense vertige devant l’immense abîme nous séparant d’une civilisation qui, en tout, nous est étrangère.

Inspirante puisque cela implique que les hypothèses vues dans mon précédent article sont fausses -et que la nature de l’intelligence n’implique ni qu’elle s’auto-détruise, ni qu’elle pratique le génocide systématiquement-. Avouez, entre nous, que c’est plutôt rassurant qu’aucune de ces hypothèses ne soient vraies : cela a un côté quelque peu déprimant de se dire que nous sommes condamnés à disparaître ou qu’il est dans la nature de l’intelligence de pratiquer les purges à échelle galactique.

Etant parmi les Premiers, nous avons toute une galaxie à explorer et découvrir, et une responsabilité toute particulière, une angoisse à assumer : nous n’avons aucun modèle dont nous pourrions nous inspirer, l’avenir reste radicalement imprévisible et nous ne pouvons qu’essayer de bricoler des solutions acceptables pour bien vivre, que ce soit sur Terre ou ailleurs.

Mais au-delà du ressenti sur cette hypothèse, y a-t-il des raisons de penser qu’une telle chose soit possible? L’Univers a plus de 13 milliards d’années, notre Soleil n’a que 4,57 milliards d’années, la vie sur Terre est apparue il y a environ 3,8 milliards d’années, et nous autres Homo Sapiens n’existons que depuis 200.000 ans environ. Vu les échelles de temps impliquées, il ne paraît pas parfaitement affolant de supposer que nous ne sommes pas les premiers et que, dans l’immensité des éons qui nous ont précédés, une autre espèce intelligente a pu se développer.

Certes.

Et pourtant, une observation toute simple permet de se questionner.

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