Bilan de l’année 2017 – Mes projets pour 2018

Ou comment n’avoir aucune originalité pour les titres de billets

Bonjour à tous !

Alors voilà, nous arrivons paisiblement à la fin de l’année 2017. Une année importante pour ce blog puisqu’il s’agit de l’année de sa naissance, en juillet dernier pour être exact !

Il s’agit de mon premier blog. Ce fut l’occasion de découvrir la difficulté immense de produire des articles : faire les recherches est une chose aisée -je suis très profondément curieux et je n’écris que sur les sujets qui me passionnent, cela aide-, organiser ses pensées et les coucher par écrit de façon claire et compréhensible l’est bien moins que je ne le supposais.

Tenir un rythme précis s’est aussi avéré compliqué : mon activité professionnelle est parfois prenante (mon temps de travail doit osciller entre 45 heures et 50 heures par semaine, je pense), l’inspiration n’est pas toujours là au bon moment. Mais je tiens le cap : un article en milieu de semaine plutôt orienté « découverte/science », un article en fin de semaine davantage orienté « culture ».

Mais assez parlé difficultés : je veux revenir sur ces six mois d’existence et surtout vous exposer ce que j’ai planifié pour cette nouvelle année 2018 ! Ce que je veux conserver, ce que je veux améliorer, ce que je veux mettre en place !

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il me reste à faire une dernière chose importante : vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2018 !

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Le Paradoxe de Fermi – les Solutions 3

Cet article est l’ultime tentative de réponse à la question si la vie n’est pas rare, pourquoi n’avons-nous pas trouvé d’extra-terrestres?

Ici, pas d’humour ou de complot, ni de tentative d’explication sur la timidité des aliens.

15. La vie est récente, nous sommes les Premiers

Cette idée me paraît à la fois décevante et inspirante.

Décevante puisque cela implique, nécessairement, que nous n’aurons pas l’occasion dans un avenir proche d’avoir la moindre interaction sociale avec une entité extra-terrestre, de quelque sorte que ce soit. Nous n’aurons donc jamais droit à ce sentiment d’immense vertige devant l’immense abîme nous séparant d’une civilisation qui, en tout, nous est étrangère.

Inspirante puisque cela implique que les hypothèses vues dans mon précédent article sont fausses -et que la nature de l’intelligence n’implique ni qu’elle s’auto-détruise, ni qu’elle pratique le génocide systématiquement-. Avouez, entre nous, que c’est plutôt rassurant qu’aucune de ces hypothèses ne soient vraies : cela a un côté quelque peu déprimant de se dire que nous sommes condamnés à disparaître ou qu’il est dans la nature de l’intelligence de pratiquer les purges à échelle galactique.

Etant parmi les Premiers, nous avons toute une galaxie à explorer et découvrir, et une responsabilité toute particulière, une angoisse à assumer : nous n’avons aucun modèle dont nous pourrions nous inspirer, l’avenir reste radicalement imprévisible et nous ne pouvons qu’essayer de bricoler des solutions acceptables pour bien vivre, que ce soit sur Terre ou ailleurs.

Mais au-delà du ressenti sur cette hypothèse, y a-t-il des raisons de penser qu’une telle chose soit possible? L’Univers a plus de 13 milliards d’années, notre Soleil n’a que 4,57 milliards d’années, la vie sur Terre est apparue il y a environ 3,8 milliards d’années, et nous autres Homo Sapiens n’existons que depuis 200.000 ans environ. Vu les échelles de temps impliquées, il ne paraît pas parfaitement affolant de supposer que nous ne sommes pas les premiers et que, dans l’immensité des éons qui nous ont précédés, une autre espèce intelligente a pu se développer.

Certes.

Et pourtant, une observation toute simple permet de se questionner.

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Le Paradoxe de Fermi, de Jean-Pierre Boudine, ou Pourquoi l’avenir n’appartiendra pas aux cadres

Bonjour à tous,

En ce dernier lundi de l’automne, je vous propose de découvrir avec moi un petit livre de fiction français, assez rapide à lire : Le Paradoxe de Fermi, de Jean-Pierre Boudine, édition Denoël (192 pages). Pourquoi vous parler de ce roman? Pour trois raisons :

  • Je l’ai terminé assez récemment, pour tout vous dire c’est le roman que j’ai lu juste après Suréquipée, de Grégoire Courtois, que j’évoquais dans un précédent article.
  • Il s’inscrit dans la continuité d’un sujet de fond que j’affectionne particulièrement (si vous ne l’avez pas encore remarqué, c’est que vous n’avez pas parcouru les articles des derniers mois) : le Paradoxe de Fermi.
  • Il s’agit d’une prise de position de l’auteur sur une des hypothèses pouvant expliquer le Paradoxe de Fermi, hypothèse que j’évoquais ici.

Il s’agit de la version corrigée du roman, initialement publié en 2002. Cette nouvelle édition a permis à l’auteur d’ajouter de nouveaux développements afin d’y intégrer des événements récents, comme la crise financière en 2007.

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Une très belle illustration, je trouve.

Nous nous retrouvons mis dans la position de celui qui découvre un carnet rédigé fiévreusement par un survivant (?) de l’apocalypse, M. Robert Poinsot, scientifique passionné par la montagne et les insectes sociaux.

L’apocalypse? Hé oui, le monde tel que nous le connaissons a pris fin. Pas dans l’explosion tonitruante d’une bombe nucléaire, ni sous les assauts furieux d’une quelconque invasion extraterrestre, ni des suites des ravages causés par tel ou tel cataclysme d’ampleur biblique.

Alors, à lire, à éviter? Pour ma part, j’ai un avis mitigé. Je n’ai pas été convaincu. Je vous explique pourquoi

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Le Paradoxe de Fermi – les Solutions 2

Cet article est la suite du précédent sur le même sujet. Il s’agit, encore et toujours, de trouver des éléments de réponse à la question toute bête : mais où sont les extraterrestres?

Les solutions postulant que les extraterrestres existent mais ne peuvent pas communiquer

Ici, on postulera que les civilisations extraterrestres ayant atteint un niveau d’avancement technologique suffisant pour communiquer ou voyager dans l’espace existent.

Au programme :

  • le rappel que l’Espace, c’est vaste ;
  • le rappel que la communication n’a rien de facile (a fortiori avec des êtres radicalement étrangers) ;
  • des considérations quasi-philosophiques sur la mortalité des civilisations.

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Numenéra : de la Science-Fantasy, du Jeu de Rôle et de l’Imagination !

Bienvenue dans le 9ème Monde, un monde où la technologie et la magie sont indiscernables, un monde où l’étrange, le bizarre et l’impensable sont au rendez-vous, un monde où il vous faudra survivre aux dangers hérités des civilisations antérieures pour atteindre vos objectifs !

Numenéra est un Jeu de Rôle (édité par Monte Cook Games) se situant donc dans le Neuvième Monde, ce qui signifie que huit civilisations ont précédé ; certaines dominées par les humains, d’autres par des créatures extra-terrestres voire extra-dimensionnelles. Ces civilisations ont crû, au point que certaines ont pu dominer la galaxie ou les dimensions, avec des technologies si incroyablement avancées qu’elles sont indiscernables de la magie.

Vos héros évoluent sur les ruines de ces augustes prédécesseurs ; le secret de ces derniers a sombré dans l’oubli. De ce fait, la technologie du Neuvième Monde n’est que fort peu évoluée (comparable à notre Moyen-Âge) et tout reste à (re)découvrir.

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Il s’agit donc d’un Jeu de Rôle de Science-Fantasy, vous ouvrant la possibilité de mêler des thèmes venus de la science-fiction avec un style de jeu hérité de la Fantasy.

Alors, pourquoi vous parler de ce Jeu de Rôle et pas d’un autre? Hé bien, pour une triple raison : tout d’abord, j’ai découvert ce monde grâce au jeu vidéo Torment: Tides of Numenera (l’héritier spirituel de Planescape Torment, un des meilleurs jeux de tous les temps) et j’ai tout de suite accroché ; ensuite, son système de jeu me paraît être aux antipodes de ce que propose Shadowrun et il m’a paru intéressant de comparer les deux ; enfin, c’est un jeu que je connais puisque j’ai en ce moment une campagne en cours et que j’ai pu lire 90% des suppléments sortis, ce qui me permet donc d’en faire une critique circonstanciée.

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