Eclipse Phase : un Jeu de Rôle futuriste, transhumaniste et incroyablement complet.

Bonjour à tous !

Désolé pour ce long silence. Des problèmes de santé, alliés à des problèmes familiaux, m’ont fait réévaluer un temps mes priorités. Mon blog en a, de ce fait, souffert. J’essaie de réparer, aujourd’hui, un peu de mon retard.

Cela faisait un certain temps que je n’avais pas évoqué le Jeu de Rôle. Il me faut réparer cet oubli. Et comment mieux le réparer qu’en évoquant une belle découverte, que je dois à une patate des ténèbres : Eclipse Phase.

Ton esprit est un logiciel. Programme-le.
Ton corps est une coquille. Change-le.
La mort est une maladie. Soigne-la.
L’extinction approche. Affronte-la

Ce Jeu de Rôle est exigeant.  Il s’inscrit dans un univers futuriste, mélange de SF d’anticipation, de Space Opera, de Cyberpunk, je pense pouvoir affirmer qu’il s’agit avant tout d’une SF transhumaniste à tendance dystopique. Ce jeu, publié par Posthuman Studios, et traduit en français par Black Book Editions, est un coup de coeur.

Le présent article s’appuie sur ma lecture, en anglais, du livre de base, et des suppléments suivants :

  • Panopticon ;
  • Transhuman ;
  • Sunward ;
  • Rimward ;
  • Gatecrashing.

Il me manque deux suppléments de contexte, Firewall et X-Risks.

Mais déjà, ce que je me propose de faire est beaucoup trop ambitieux, pour ainsi dire impossible : comment résumer en quelques centaines de mots l’univers d’Eclipse Phase? Les connaisseurs, j’en suis sûr, acquiescent en me lisant : Eclipse Phase est un jeu exigeant, mais c’est surtout un jeu disposant d’un univers incroyablement riche, dense, profond (autant voire plus que Shadowrun, un jeu qui a eu quelques décennies pour développer son univers). Impossible, certes, mais je vais malgré tout essayer (en survolant : il me faudrait rédiger toute une série d’articles si je voulais exposer véritablement l’ensemble de l’univers proposé !).

Curieux d’en découvrir plus? C’est parti.

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Starfish, de Peter Watts : voyage dans les profondeurs.

Bonjour à tous,

Vous en avez marre de l’espace? Vous voulez explorer d’autres contrées, moins arpentées par nos pionniers des mondes imaginaires? J’ai peut-être ce qu’il vous faut dans ma besace.

Starfish est un roman de Peter Watts, un auteur que j’apprécie fortement -ce qui ne sera une surprise pour personne puisque je l’ai déjà évoqué dans mon article sur  Vision Aveugle ou sur le recueil de nouvelles Au-delà du Gouffre-. Il s’agit du premier roman de la trilogie Rifteurs.

Alors, Starfish, qu’est-ce que c’est? Niveau ambiance, c’est un mélange entre un thriller horrifique et un roman de hard-SF. Vous allez suivre Lenie Clarke, une demoiselle dépêchée au fond de l’Océan Pacifique pour assurer l’entretien d’une sorte de station électrique géothermale située sur le plancher océanique, à quelques 3000 mètres de profondeur.

Ici, vous trouverez des ténèbres éternelles. Une pression écrasante. Des créatures difformes, qui rôdent et attendent leur heure. La solitude, loin du tumulte de la surface.

Autre détail, qui n’est pas totalement anodin à mon sens : Starfish est, à ma connaissance, le premier roman publié de Peter Watts (en 1999, donc), roman qui est lui-même la prolongation d’une de ses premières nouvelles (une Niche, donc, que vous pouvez retrouver en français dans l’excellent recueil de nouvelles publié aux Editions Le Bélial’ : Au-delà du Gouffre).

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Editions Fleuve Noir, traduit en 2010 par Gilles Goullet.

Tenté? Parfait. C’est par ici.

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Au-delà du Gouffre, de Peter Watts : libre-arbitre, évolution et Hard-SF

Bonjour à tous !

Si vous me suivez régulièrement, vous savez certainement que j’aime Peter Watts. C’est un auteur dont j’apprécie les textes, et qui ne bénéficie pas (à mon sens) de la célébrité auquel il devrait avoir droit parmi les amoureux de la SF. La faute incombe, je dois l’admettre, à l’auteur lui-même : parfois abscons, il peut en rebuter plus d’un.

Mais le lecteur curieux, désireux de concilier son envie de découvrir un chouette auteur avec sa peur d’avoir une grosse migraine, pourra tirer un grand bénéfice du présent recueil de nouvelles. En effet,  Au-delà du Gouffre est un recueil de 16 nouvelles, écrites entre 1990 et 2014 par Peter Watts, éditée par les éditions Le Bélial’ (des gens de bon goût), qui vous propose seize histoires qui vont respecter votre intelligence tout en vous faisant voyager sans vous noyer de termes techniques et de jargon hermétique.

Avant d’entrer dans le vif de cet article, je tiens à ouvrir deux parenthèses.

La première est de rappeler un peu le parcours de Peter Watts : c’est un biologiste marin, docteur en zoologie et en écologie marine de l’université de Vancouver (il est canadien, et a semble-t-il rencontré des petits soucis avec les autorités américaines, comme me l’a appris la postface). On est donc sur un écrivain ayant une solide formation scientifique, formation scientifique qu’il met au service de ses histoires.

La seconde est de venir saluer la sublime couverture du recueil. C’est beau. J’adore. Je vous la met ci-dessous, voir si nous partageons les mêmes goûts esthétiques :

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On dit : merci Manchu ! Et merci à la personne des éditions le Bélial’ en charge des choix de couverture : je suis conquis !

A peine ouvertes, je referme ces parenthèses pour passer à la présentation de chaque nouvelle, réparties en cinq parties.

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Palimpseste de Charles Stross : bureaucratie, fin des temps et émerveillement.

Bonjour à tous !

Me voici de retour en ce mois de Juin, et je vous propose aujourd’hui de découvrir une novella passionnante de notre ami Charles Stross.

Un point rapide sur l’auteur, avant de plonger dans le vif du sujet : Charles Stross est un auteur britannique, né en 1964 et ayant entamé une carrière dans le domaine de l’informatique avant de plonger, véritablement, au tournant des années 2000, dans l’écriture.

Il s’agit d’une des principales figures de la hard-SF, et un représentant digne de la SF britannique. Mais, attention ! Ses oeuvres sont bien loin de se limiter à la seule hard-SF, et vous pourrez le voir s’aventurer dans l’horreur lovecraftienne cosmique ou les paradoxes temporels.

Je vous invite à consulter cet article de l’Epaule d’Orion si vous voulez plus d’informations sur le bonhomme (j’y ai notamment appris qu’il avait inventé les Slaads, les Githzerai et les Githyankis ! Je parle sans doute chinois pour la plupart d’entre vous, mais quiconque a eu une adolescence (ou plus) bercée par le Jeu de Rôles saura reconnaître, je pense, ce dont je parle).

Passons à l’oeuvre en elle-même :

On est sur de la novella, 150 pages à peine. Publication originale en 2009 ; prix Hugo en 2010 ; publiée, en France, en 2011 (oui, bon, c’est une actualité culturelle toute relative). C’est, à ma connaissance, un one-shot, qui n’a pas donné lieu à la moindre suite. Soyons honnêtes : il n’est pas bien noté. 3/5 sur Amazon, 2,8/5 sur Babelio, 6,1/10 sur SenCritique. Clairement, ce livre n’a pas soulevé l’enthousiasme des foules.

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Pourtant, moi, j’ai bien aimé ce livre. Je n’aime pas donner une note à mon ressenti, je trouve l’exercice périlleux. Mais, très clairement, je trouve qu’il mérite plus qu’un 6/10. Un 7,5/10 ne m’aurait pas paru usurpé, par exemple (ce n’est pas un chef d’oeuvre, mais ça reste un ouvrage de bonne facture).

Mais arrêtons de mettre la charrue avant les boeufs, et passons à la critique proprement dite (en quatre points, le troisième va vous étonner !… Je plaisante. Bref.).  Continuer à lire « Palimpseste de Charles Stross : bureaucratie, fin des temps et émerveillement. »

Le Sultan des Nuages, de Geoffrey A. Landis : un livre sympathique mais léger.

Bonjour à tous !

Je vous propose de découvrir cette novella publiée par les éditions Le Bélial’ dans la collection Une Heure-Lumière.

Cette novella a été écrite par Geoffrey Alan Landis, auteur aimant le format court et qui connaît, ma foi, son petit succès : prix Hugo pour sa novella Elemental en 1985, prix Nebula en 1989 pour sa nouvelle Ripples in the Dirac Sea« , un prix Hugo en 1992 pour sa nouvelle « A Walk in the Sun« , un prix Locus en passant pour son roman Mars Crossing, encore un autre prix Hugo en 2003 pour la nouvelle « Falling Onto Mars« , en 2010 il a complété son palmarès d’un prix Sturgeon pour la présente novella : le Sultan des Nuages.

Je vais y ajouter deux prix Rhysling, en 2000 et 2009, prix qui vient récompenser… des poèmes de SF, fantasy ou d’horreur ! Venant d’un ingénieur de la NASA (!), on ne peut que conclure que Geoffrey A. Landis est un bonhomme bourré de talents.

On m’a vendu quelque chose mélangeant parfaitement hard-SF et une intrigue réussie, avec un sense of wonder au rendez-vous.

Le contrat est-il rempli? Vais-je me joindre au concert des louanges?
Je crains que non.

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