Histoire des Royaumes Oubliés : les Guerres des Couronnes

Bonjour à tous !
Je continue dans ma lancée, peut-être un peu trop ambitieuse au vu de mon rythme de publication, en attaquant la suite de l’Histoire des Royaumes Oubliés.

Dans le précédent article, nous avons pu voir près de 12.000 ans d’histoire, une période connue sous le nom de Première Floraison. Résumons les points les plus importants, qui vont avoir un effet direct sur les Guerres des Couronnes, qui, elles, vont se dérouler sur une période de près de 3000 ans (de -12.000 CV à -9.000 CV). 

Le premier événement notable est la Première Fracture intervenue en -17.600 CV, un événement lié à l’utilisation d’un rituel surpuissant de Haute Magie, avec pour objectif de créer une île arrachée du paradis elfique d’Arvandor pour la placer sur Toril directement. Le rituel a été un succès, même s’il causa un nombre effroyable de dommages et de morts, notamment dans le royaume d’Ilithyr (un royaume elfique situé au Sud de Faerûn), où un grand nombre de suivants de Vhaeraun périrent. Les suivants de Lolth, eux, survécurent au cataclysme.
Vhaeraun est un dieu globalement moins cruel que Lolth : cette dernière est une entité démoniaque ayant pu accéder à la divinité, haïssant Corellon Larethian (le dieu principal des elfes) et aimant les sacrifices d’humanoïdes à sa gloire, la surveillance de masse et la soumission absolue en actes comme en pensées à son règne. Son modèle de société favori : la théocratie totalitaire.
Par ailleurs, rappelons que les elfes sombres étaient contre l’utilisation de ce rituel de Haute Magie. Ils ont été ignorés, et en ont pourtant payé le prix comme les autres. L’amertume, voire la colère et la rancune, étaient donc au rendez-vous.

Cette montée en puissance de Lolth est un effet de bord imprévu de ce rituel de haute-magie.

L’autre fait important est la montée en puissance d’Aryvandaar, un royaume des elfes dorés (ou elfes du soleil), devenant une puissance militaire avec une idéologie impérialiste et expansionniste. On peut également ajouter à cela la réalisation d’une possible revendication légitime sur le trône du royaume voisin, Miyeritar.

Ces deux faits, mis bout à bout, expliquent en très grande partie la succession de guerres qui va aboutir à la fin de l’hégémonie elfique sur le continent.

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Histoire des Royaumes Oubliés : la Première Floraison

Bonjour à tous !

Voici la suite de ma série d’articles relatifs à l’Histoire des Royaumes Oubliés ! Après avoir exploré les anciens empires des races créatrices (sarrukhs, batrachis et aearees), puis le temps des dragons et des géants, nous nous retrouvons en l’an -24.000 avant le Calendrier des Vaux. Pour mémoire, dans Baldur’s Gate 3, nous sommes à une période postérieure à 1489 CV. 

Les elfes, après avoir migré en deux vagues successives, sont devenus la principale force du continent de Féérune. Les immenses domaines des dragons et géants sont défaits et ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent. Cette période est connue sous le nom, assez poétique il me faut l’admettre, de Première Floraison. 

Il faut bien garder en tête que, malgré des âges bien distincts, des traces demeurent des empires précédents. Ainsi, l’Empire Sarrukh de Mhairshaulk (désormais dirigé par des yuan-tis) ne s’effondre qu’en -24.000 CV à la suite de l’attaque de puissants dragons. 

La période historique de la Première Floraison est la plus longue, puisqu’elle s’étale de -24.000 CV à -12.000 CV. 

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Tolkien, un anarchiste sympa.

Pour ce petit billet du dimanche, je ne vous propose pas une fiche de lecture ou de recommandations sur tel jeu de rôle ou tel jeu vidéo. Je vais, à titre exceptionnel, revenir sur une oeuvre archi-connue, vous aurez deviné laquelle à la seule vue du titre : je veux bien entendu parler du Seigneur des Anneaux.

J’ai découvert ce livre en vacances, il y a de ça une vingtaine d’années. C’est instantanément devenu un compagnon de route. En tout, j’ai dû le lire une douzaine de fois. Je n’y voyais alors que le récit d’un voyage épique au travers d’un monde fabuleux, un récit somme toute manichéen, où vous aviez les forces du bien, les forces du mal, et un combat éternel pour l’avenir du monde.

En vieillissant, j’ai découvert, strate après strate, toute la profondeur de cette oeuvre. Et surtout, de son auteur, ce bon vieux J. R. R. Tolkien. Il fait sans doute partie des gens que beaucoup trouvent sympathiques sans jamais l’avoir rencontré, sans jamais l’avoir entendu, simplement en lisant une oeuvre de fiction fruit de son imagination fertile. Malgré mon ignorance quasiment absolue de sa vie, je ne peux m’empêcher de ressentir non seulement de la sympathie pour cet homme, mais également le sentiment que j’arrive à le comprendre dans une certaine mesure.

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Avouez qu’il a l’air sympathique.

J’en suis arrivé à la conviction que J. R. R. Tolkien était une sorte d’anarchiste conservateur aimant les choses simples comme boire un coup avec des amis au pub, fumer la pipe au coin du feu ou lire un bon livre dans le confort douillet de son chez-soi.

J’ai la conviction que le Seigneur des Anneaux est un récit de voyage et de défiance vis-à-vis d’une certaine modernité -indifférente, collectiviste, soumise à une autorité suprême-. Loin d’être une fuite dans l’imaginaire,  le monde des hommes n’a rien d’idyllique, il est pourri par l’ambition, la folie, la duplicité, les préjugés… , les nains et leur cupidité ne sont guère mieux lotis ; même les elfes, pourtant exempts de la plupart des défauts, sont -je pense-, critiqués pour leur passivité, leur détachement et leur incapacité à vivre l’instant. Il me paraît clair que Tolkien préférait, et de loin, les hobbits.

Et je pense pouvoir le démontrer uniquement en me fondant sur ce qu’il a pu écrire.

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