Le Google Lunar X Prize – le privé à l’assaut de la Lune !

La première course vers la Lune s’est terminée il y a cinquante années de cela, dans les années 1970. Depuis les missions Apollo et Luna, c’était un peu le calme plat du côté exploration lunaire.

Cette époque est terminée. Je l’évoquais déjà dans mon précédent article listant les missions relatives à l’exploration lunaire dans les prochaines années. En conclusion de cet article, je faisais référence au Google Lunar X Prize, une nouvelle compétition qui va trouver son dénouement final dans les prochains mois.

L’objet de cette compétition est simple : parvenir à démontrer qu’on peut explorer la Lune avec des capitaux essentiellement privés et à des coûts incroyablement bas en comparaison de ce qui se faisait jusque-là.

Lune-Nikon-600-F4_Luc_Viatour

Cette promesse, un peu folle, pourra-t-elle être tenue? C’est ce qu’on va voir.

Lire la suite

Le plongeon final de Cassini – quelques photos souvenirs

Cet article sera bref.

Cette semaine, Cassini mettra fin à des années de bons et loyaux services en se précipitant dans l’atmosphère de Saturne, terminant sa carrière en une explosion superbe à des milliards de kilomètres de la Terre.

Je ne pouvais pas laisser un tel événement passer sans le relever.

Lire la suite

Qu’est-ce que le paradoxe de Fermi?

Sommes-nous seuls dans l’Univers?

Vous avez peut-être déjà réfléchi à cette question. Peut-être jamais. Dans tous les cas, sachez que vous n’êtes pas les premiers à vous la poser. Non, je ne parle pas du sketch d’Alexandre Astier dans l’exo-conférence (avec sa propre interprétation de comment ce paradoxe a été formulé), mais bien de la réflexion d’Enrico Fermi, célèbre astrophysicien et auteur d’un paradoxe qui constitue, à mon sens, une des principales questions existentielles de notre temps.

L’idée est simple et frappante : si les extraterrestres existent, s’ils sont anciens… hé bien où sont-ils?

Conférence-Imaginascience-final-03.png

Lire la suite

Tolkien, un anarchiste sympa.

Pour ce petit billet du dimanche, je ne vous propose pas une fiche de lecture ou de recommandations sur tel jeu de rôle ou tel jeu vidéo. Je vais, à titre exceptionnel, revenir sur une oeuvre archi-connue, vous aurez deviné laquelle à la seule vue du titre : je veux bien entendu parler du Seigneur des Anneaux.

J’ai découvert ce livre en vacances, il y a de ça une vingtaine d’années. C’est instantanément devenu un compagnon de route. En tout, j’ai dû le lire une douzaine de fois. Je n’y voyais alors que le récit d’un voyage épique au travers d’un monde fabuleux, un récit somme toute manichéen, où vous aviez les forces du bien, les forces du mal, et un combat éternel pour l’avenir du monde.

En vieillissant, j’ai découvert, strate après strate, toute la profondeur de cette oeuvre. Et surtout, de son auteur, ce bon vieux J. R. R. Tolkien. Il fait sans doute partie des gens que beaucoup trouvent sympathiques sans jamais l’avoir rencontré, sans jamais l’avoir entendu, simplement en lisant une oeuvre de fiction fruit de son imagination fertile. Malgré mon ignorance quasiment absolue de sa vie, je ne peux m’empêcher de ressentir non seulement de la sympathie pour cet homme, mais également le sentiment que j’arrive à le comprendre dans une certaine mesure.

o-TOLKIEN-570
Avouez qu’il a l’air sympathique.

J’en suis arrivé à la conviction que J. R. R. Tolkien était une sorte d’anarchiste conservateur aimant les choses simples comme boire un coup avec des amis au pub, fumer la pipe au coin du feu ou lire un bon livre dans le confort douillet de son chez-soi.

J’ai la conviction que le Seigneur des Anneaux est un récit de voyage et de défiance vis-à-vis d’une certaine modernité -indifférente, collectiviste, soumise à une autorité suprême-. Loin d’être une fuite dans l’imaginaire,  le monde des hommes n’a rien d’idyllique, il est pourri par l’ambition, la folie, la duplicité, les préjugés… , les nains et leur cupidité ne sont guère mieux lotis ; même les elfes, pourtant exempts de la plupart des défauts, sont -je pense-, critiqués pour leur passivité, leur détachement et leur incapacité à vivre l’instant. Il me paraît clair que Tolkien préférait, et de loin, les hobbits.

Et je pense pouvoir le démontrer uniquement en me fondant sur ce qu’il a pu écrire.

Lire la suite